Après le très cool Cooties et ses mioches enragés, le duo Jonathan Milott / Cary Murnion revient le couteau entre les dents avec Becky. D’un côté, la formidable Lulu Wilson, mini-furie survitaminée. De l’autre, Kevin James, d’ordinaire ponte de la comédie potache US, ici transformé en masse de haine néonazie absolument terrifiante. Oui, ça surprend, et oui, ça marche à fond. Cet affrontement donne lieu à un survival méchant, jouissif et pulp qui va droit au but et tabasse jusqu’au sang des suprémacistes blancs avec une créativité franchement réjouissante (thérapeutique, même). En plus de toutes ces joyeusetés, Becky trouve la force d’injecter une vraie émotion, entre le poids du deuil et une colère adolescente prête à exploser.