Que serait le monde sans les bisseries indés excessives du cinéma américain des années 80 ? Fort peu de choses, assurément. Et en la matière, Blood Diner est un morceau de choix. Flics arriérés, catcheur nazi, cerveau parlant dans un bocal, garde-robe flashy, cuistot ventriloque, gore festif, brushings atomiques, karaté à poil et stalactite meurtrier (dans la même scène !)… La générosité absurde de cet objet tongue-in-cheek réalisé, fait rare à l’époque, par une cinéaste (Jackie Kong qui, pour l’anecdote, se vit offrir sa première caméra 16 mm par Marlon Brando en personne !), l’a installé en bonne place au panthéon des péloches déviantes du samedi soir, aux côtés du Blood Feast de Herschell Gordon Lewis auquel il rend un hommage à la fois rigolard et respectueux.