Quelque part en Estonie, un type a passé dix ans de sa vie à fabriquer, avec ses potes et les moyens du bord, une comédie musicale gore totalement hystérique. À mi-chemin entre le survival redneck, la rom com mielleuse et le slapstick ultra-trash, le film de Sander Maran embrasse le chaos avec une jubilation contagieuse, faisant se percuter geysers de sang (et autres fluides douteux) et accès de tendresse inattendus. Sous ses dehors de gros bis DIY déglingué - héritier direct des premiers délires de Sam Raimi et Peter Jackson - Chainsaws were Singing s’impose surtout comme un vrai geste de cinéma libre. Une œuvre excessive, généreuse, incontrôlable et habitée d’une sincérité débordante et d’un amour absolu pour l'exploitation.