Alors que le slasher méta s’essouffle et que le torture porn s’apprête à pointer le bout de son nez, Détour Mortel choisit de s’inscrire dans la renaissance de la « backwoods horror » des années 70/80 (Délivrance, La Colline a des Yeux, Just Before Dawn) avec un vrai souci d’efficacité et un authentique amour pour les effets live. Normal, le film est produit par le grand gourou des SFX Stan Winston, et ça se sent : maquillages spéciaux, passages gore saisissants… Avec son casting de jeunes stars de la télé et sa narration sans fioriture, le film de Rob Schmidt est le parfait exemple de l’efficacité hollywoodienne en mode budget maîtrisé et frissons garantis. Avec en prime une scène d’anthologie : la séquence dans les arbres. Accueilli timidement en salle, Détour Mortel sera un énorme hit en vidéo et générera cinq suites DTV de plus en plus fauchées, jusqu’à un reboot assez réussi en 2021. Rednecks never die!