Tourné dans la foulée du deuxième volet, ce dernier opus est une curieuse mutation, entre préquelle et remake, s’amusant à rejouer Ginger Snaps au XIXe siècle. Fourrures crades, fort assiégé, neige jusqu’aux canines : l’ensemble rappelle avec un plaisir évident Vorace d’Antonia Bird, sorti cinq ans plus tôt, jusque dans cet appel de la chair fraîche mêlé à la fièvre coloniale, et cette bataille menée sur deux fronts : les menaces venues de l’extérieur, et celles, internes, d’egos masculins mal placés. Probablement l’épisode le plus faible d’une trilogie au demeurant ultra solide, mais un vrai bonheur de bis en costumes : rugueux, artisanal, généreux, et surtout prétexte idéal pour rester un peu plus longtemps aux côtés de Ginger et Brigitte. Franchement, ça ne se refuse pas…