Cette suite réalisée par Brett Sullivan (monteur du premier volet) fait l’excellent choix de ne jamais chercher à recopier la formule de son aîné. Plus sombre et moins fun, le film prolonge les obsessions tout en les déplaçant ailleurs, dans un huis clos clinique, grisâtre et oppressant où la mutation devient métaphore de l'addiction, symbole de la dépendance et symptôme d’un sevrage impossible. Avec, toujours, cette menace masculine rampante, poisseuse, collée à la peau comme une crasse indécrottable…