Ce faux documentaire s’attarde sur une affaire de disparition irrésolue dans les plaines arides du Nevada. Par une accumulation patiente de témoignages, de documents et d’images d’archive plus vraies que nature, le film dissèque un mystère épais et installe une fascination sourde qui travaille le spectateur en profondeur. Ici, rien n’est forcé : l’horreur naît de la banalité, de la répétition, de ces détails apparemment insignifiants qui finissent par former un malaise persistant. En refusant les effets faciles et les révélations spectaculaires, le cinéaste pose les fondations d’un univers trouble, terrifiant et obsèdant qu’il ne cessera d’approfondir dans les volets suivants.