Peu d’écrivains auront laissé une empreinte aussi profonde sur le cinéma que Stephen King. À l’origine d’innombrables adaptations, parfois lui-même scénariste, acteur ou réalisateur, le maître de l’horreur a façonné tout un pan de l’imaginaire du grand et du petit écran. L’introduction de King on Screen, conçue comme une mini-fiction truffée de références, de clins d’œil et de caméos, suffit à mesurer tout l’amour que la réalisatrice belge Daphné Baiwir et son équipe portent à son œuvre. Plutôt que de chercher à dresser un inventaire indigeste de toutes ses adaptations, le film offre un tour d’horizon volontairement non exhaustif articulé autour des témoignages de ceux qui ont participé à transposer son univers à l’écran. De Carrie à Ça, de Misery à The Mist, King on Screen raconte moins l’œuvre du maître qu’il n’explore la manière dont celle-ci s’est réinventée au fil des films, des séries et des sensibilités qui les ont modelés. Un documentaire fait avec passion qui rappelle à quel point le royaume de King résonne très, très fort et s’étend bien au-delà des seules pages de ses romans.