En 1996, Brian Yuzna a déjà à son actif une belle brochette de péloches culte en tant que réalisateur (Society, Re-Animator II, Le Retour des Morts-vivants 3). À ce stade de sa carrière, Le Dentiste fait presque figure de « petit projet », en tout marque un retour à un scope narratif plus restreint avec ce récit d’un dentiste parano poussé dans une spirale infernale de folie homicide. Reste qu’avec son écriture satirique grinçante, sa frontalité graphique très bis et son Corbin Bernsen on fire qui débite des punchlines comme un Freddy Krueger armé d’une fraiseuse, Le Dentiste est le témoin de l’époque bénie où les « direct-to-video » se taillaient une belle réputation grâce à une méchanceté franchement réjouissante.