Vrai succès de vidéoclub grâce à l’évidence de son concept (on a tous peur du vrai dentiste, alors un dentiste psychopathe…), Le Dentiste ne pouvait rester orphelin entre les mains de son producteur/réalisateur expert en séries B fauchées mais rentables. Yuzna rempile donc 2 ans après en assumant encore plus ses références hitchcockiennes et en faisant de son Dr Feinstone un émule du Norman Bates de Psychose II. Petite ville, nouveau départ, névrose qui couve… Moins frénétique que le premier film, Le Dentiste 2 se concentre sur des articulations dramatiques certes éculées, mais solidement exécutées, avec un Corbin Bernsen un poil moins cabot. Mais chassez le Yuzna et il revient au galop : lorsqu’il verse dans l’excès, le cinéaste nous livre des images parfaitement crades et finit même par livrer un bel hommage inattendu à Hellraiser lors d’un plan final aussi taré que rigolard. La digne suite de son prédécesseur.