Un micro, une brique et une journaliste. Monolith n’a pas besoin de davantage pour réussir à dérouler son intrigue tout en maintenant un suspense bouillant jusqu’à la dernière seconde. En poussant le minimalisme de son dispositif à son paroxysme, le film parvient à captiver par sa forme de huis clos épuré pour ne laisser que l’essence d’une enquête paranoïaque labyrinthique. L’usage du son à travers les multiples témoignages récoltés par la journaliste (Lily Sullivan livrant une performance admirable) y est fondateur. Il nous emmène au plus près de chaque personnage, contribuant à transformer un projet de thriller de science-fiction en récit intimiste apportant une réflexion universelle sur l’écoute de l’autre. Ce qui nous renvoie à la définition même de monolithe : « une organisation vaste et puissante, réfractaire au changement et qui ne semble pas s'intéresser aux individus ». Puissant.