Après le succès phénoménal du premier Saw, une suite est immédiatement mise en chantier, avec dans le viseur une sortie pour Halloween 2005, soit tout juste un an plus tard (un calendrier ric-rac que la saga conservera jusqu’en 2010, à raison d’un film par an). Coup de bol : un jeune scénariste nommé Darren Lynn Bousman trimballe dans sa besace un scénario intitulé The Desperate, qu’il peine à vendre à Hollywood. Le pitch ? Un huis clos où des personnes séquestrées sont manipulées par un tueur amateur de jeux sadiques. Ça vous rappelle quelque chose ? Ni une ni deux, Leigh Whannell remanie le script pour l’intégrer à l’univers de Saw, et Bousman se retrouve catapulté à la réalisation de son premier long-métrage, James Wan préférant se consacrer à Dead Silence. Bien consciente de ce qui a fait le succès du premier opus, cette suite plus nerveuse met les bouchées doubles sur les pièges de Jigsaw et fait exploser le goromètre. Un tour de manège bigger & bloodier mais au budget toujours modeste (4 millions de dollars), qui surpassera le carton du premier film au box-office. La machine est lancée : Saw est désormais une franchise et elle n’a pas fini de faire couler le sang.