Leigh Whannell ayant rendu son tablier de scénariste, Lionsgate fait appel à Patrick Melton et Marcus Dunstan, deux plumes repérées grâce à Feast, qui garderont leur poste jusqu’à Saw 3D, le septième opus de la saga. Darren Lynn Bousman rempile derrière la caméra, pour le meilleur (son amour de la bidoche et des ambiances sinistres et glauquasses) comme pour le pire (ses tics de montage épileptiques). Pour tenir son rythme de sortie soutenu de un film par an, la saga commence à se livrer à de sacrées contorsions scénaristiques et autres tirages de cheveux extrêmes (littéralement, lors du meilleurs piège du film). Entre flashbacks à répétition, nouveaux apprentis et pirouettes chronologiques, Saw IV pousse le bouchon trop loin tel Maurice et fait doucement basculer la saga du côté du plaisir coupable. Mais tant qu’il y a du plaisir…