Avec Sleep, Michael Venus façonne un premier film vénéneux, où le cauchemar infuse peu à peu le réel jusqu’à contaminer chaque image. Entre conte noir, épopée paranoïaque et horreur vicieuse, le cinéaste explore les cicatrices d’un passé traumatique dont les échos hantent encore le présent. Porté par la grande Sandra Hüller, Sleep déploie une matière trouble et envoûtante, entre le rêve fiévreux et le réveil brutal en sueur.