Après avoir passé des années à injecter sa passion dévorante pour le cinéma d’horreur dans sa musique, Rob Zombie est contacté par Universal pour imaginer une attraction horrifique destinée à ses parcs. De fil en aiguille, le studio lui propose aussi de passer derrière la caméra pour un long-métrage : ainsi naît La Maison des 1000 Morts. Mais Universal prend peur devant le résultat : trop bizarre, trop violent, trop sadique… Le studio lâche l’affaire et, après quelques déboires supplémentaires, c’est finalement Lionsgate qui sort le film. Dans ce carnaval de freaks, de néons criards et de rock’n’roll cradingue, on fait la connaissance des Firefly, la famille de dégénérés la plus réjouissante du cinéma d’horreur des années 2000, incarnée par des trognes inoubliables et des vétérans du bis que Rob retrouvera de film en film. Trip redneck sous LSD, La Maison des 1000 Morts est une enfilade bariolée d’idées folles, de mauvais goût jubilatoire et d’un amour contagieux pour les freaks, les monstres et les marginaux. Et bien sûr, le premier chaînon indispensable d’une filmographie passionnante.