Pur jus d’exploitation des années 70, Love Butcher nous fait suivre un tueur nécrophile en roue libre dans une banlieue de Los Angeles, mi-Norman Bates, mi-Dr Jekyll & Mr Hyde version caniveau. Le film repose en grande partie sur l’improbable performance d’Erik Stern, entre génie et « gênance », dans un double rôle de jardinier benêt et tueur obsessionnel. Cet unique long métrage de Mikel Angel fut visiblement bricolé dans la douleur, entre réécritures et reshoots, ce qui explique son aspect parfois bancal. Mais c’est aussi ce chaos qui fait son charme malade. Un petit bis boiteux qui cavale joyeusement dans les prés du mauvais goût, et auquel on prend la main avec enthousiasme.