Sanctuaire - La Chiesa

  • 1989

  • 102 min

  • Italie

  • VOST

Dans ce sanctuaire impie, inutile de prier.

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Sanctuaire - La Chiesa

Synopsis

Durant le Moyen Âge, des chevaliers teutoniques éliminent tout un village accusé d'hérésie et de sorcellerie. Pour purifier le lieu, une cathédrale est bâtie sur les cadavres de ces villageois considérés comme possédés et soupçonnés d'être des partisans de Satan. Cette construction est censée enterrer les forces du Mal pour l'éternité.

Des siècles plus tard, de nos jours. Lors des travaux de restauration de l'édifice, une jeune femme, Lisa, découvre un parchemin dissimulé dans la paroi du sous-sol de l'église et contacte un jeune bibliothécaire, Evan, pour qu'il le déchiffre. Ce dernier tente de le décrypter mais il délivre, sans le savoir, des esprits maléfiques. Alors que le bâtiment religieux enferme un groupe de visiteurs à cause d'un mécanisme accidentellement déclenché par Evan, autrefois pensé par l'architecte de la cathédrale, les démons s'échappent du charnier pour prendre le contrôle de leurs corps et les poussent à commettre des atrocités entre eux.

Pourquoi voir ce film ?

Sanctuaire - La Chiesa est un opéra gothique mêlé aux vociférations dithyrambiques d’un destin inéluctable et… démoniaque. Il prolonge (et conclut ?) la décennie 80’s tant habitée par les relectures du romantisme noir et la fascination pour l’effroi expiatoire. On pourrait en dire long sur la narration, bien que quelque peu convenue, de Michele Soavi et son choix de faire le spectacle avec une mise en scène grandiloquente. Mais ce que l’on retiendra avant tout, ce sont ces folles idées de cinéma qui, dans un florilège de multiples œuvres à part entière, s’imbriquent en un ensemble cohérent et convaincant. La photographie s’adapte à un découpage nécessairement cathédralique (courte focale, projecteurs open face, etc.) et le montage devient expressif pour tracer une ligne directe entre le passé Moyenâgeux et l’horreur du présent (un charnier de corps gluants conglutinés sortant de terre tétanisera votre attention). Quant à la musique… Des orgues (certes synthétisés) interprétant ces mouvements inoubliables de Monsieur Philip Glass…

En somme, poussez en toute confiance la porte des Enfers aux côté de Hugh Quarshie et d’une très jeune Asia Argento, vous n’en reviendrez probablement pas.

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