Premier film mis à part, il n’est pas fou de considérer Saw III comme le sommet de la saga. Savamment écrit, joliment rythmé et surtout TRÈS gore, le film déroule un festival de tripaille qui lui vaudra une interdiction aux moins de 18 ans en France lors de sa sortie en salles. Une première pour un film d’horreur (depuis le retour de cette classification en 2000), avant que Terrifier 3 ne reprenne le flambeau 18 ans plus tard. Au menu : opération à crâne ouvert ultraréaliste, piercings non sollicités, congélation Picard et os qui craquent façon biscottes… Un bel étal de charcuteries qui cache aussi une étonnante mélancolie, portée par un héros en deuil assez touchant et la relation filiale entre Jigsaw et son apprentie Amanda.