Au début des années 2000, les belles heures du cinéma d’exploitation australien ne sont plus qu’un lointain souvenir. Quelques tentatives éparses, plus (Undead) ou moins (Cut) mémorables, mais c’est tout. Et bim : 2005, l’électrochoc Wolf Creek. Greg McLean adopte la formule du survival moderne brutal et sans concession et fait revivre la dangerosité de l’outback australien façon Wake in Fright. Surtout, il crée un bad guy d’exception en donnant au vétéran du cinéma australien John Jarratt le rôle en or de Mick Taylor, mémorable meurtrier psychopathe. Sec, méchant et tendu, le film est sélectionné à Sundance, à Cannes (Quinzaine des Réalisateurs), lance une franchise tenace et remet enfin l’Australie sur la carte des pays pourvoyeurs d’horreur de qualité.