Allumez l’ampli, branchez la guitare (une Flying V, bien sûr), poussez les potards à fond : avec son deuxième film après le très remarqué The Loved Ones (et avant l’excellent Dangerous Animals), l’Australien Sean Byrne signe un film qui se joue en surface comme un thriller entre le film de tueur en série et le home invasion, mais constitue en fait un commentaire percutant sur la culture metal, son imagerie et sa fonction de catharsis face au Mal. Porté par un cast aux petits oignons (Ethan Embry est superbe en papa métalleux) et des personnages ultra attachants, The Devil’s Candy, malgré la modestie de son histoire, déploie une mise en scène opératique et une photo ténébreuse qui emportent tout sur leur passage. Un grand petit film.